Respiréole – The Beginning of civilisation

vidéo numérique - couleur - 2020 - 480p - 5'06

Entre Bruxelles et Paris il y eut un arrêt, au milieu de rien. Un de ces « vides » que traversent les citadins sans prêter plus attention, se contentant de relier entre elles des villes. Quittant une ville qui ne serait jamais mienne et regagnant une qui ne l’était plus, je me retrouvais stoppé entre deux lieux qui ne m’inspiraient guère. Sous mes yeux se déployait cet espace non vide mais immense où rien ne semblait se passer, rien ne paraissait bouger sauf ces éoliennes qui m’indiquaient que le vent est toujours à l’œuvre et que l’air, invisible, est pourtant bien là, brassé continuellement et toujours revigorant à chaque respiration. Dans le véhicule qui me transportait, il y avait ce bourdonnement, envahissant, intense, aussi oppressant que quand on sent son propre cœur cogner sa cage thoracique dans un moment d’angoisse. Mais c’est exactement là qu’il fallait que je sois, sans le savoir pourtant. Il n’y avait que le vent à l’extérieur, une porte ouverte pour me donner une idée de l’air qui m’envahissait de son mouvement qu’au loin les éoliennes m’indiquaient. Là enfin je me sentais respirer.